Copte Scripte

2008








№ 8/8




Copte Scripte
Copte Scripte
Copte Scripte
Copte Scripte

Versions : Copte Scripte
& Copte Scripte Pointed

Nombre de signes : 683 glyphes

Dessinateurs : Laurent Bourcellier
& Jonathan Perez

Récompenses :
→ « Caractère représentatif de l'excellence typographique des 10 dernières années » suite au concours Letter.2, organisé par l'Association Typographique Internantionale (ATypI 2011)
→ Type Directors Club Certificate of Excellence in Type Design de New York (TDC2 2009)
→ Nominé pour le Design Prize
of the Federal Republic of Germany (2009)


L'écriture copte est née de la rencontre de deux écritures et de deux cultures, égyptienne et grecque. Elle emprunte à l'écriture grecque une part importante de ses signes, 24 sur les 31 signes de base, les 7 autres proviennent du démotique, qui est l'écriture auparavant en usage en Égypte. Au-delà du changement des signes, la véritable révolution vient du changement structurel: l'Égypte découvre grâce au grec le principe du système alphabétique.
Le premier enjeu typographique était de parvenir à un équilibre entre cursivité et stabilisation, fidélité et distanciation par rapport au modèle. Ce travail se base principalement sur un papyrus du vııe siècle, mais la fonte est le résultat d’allers-retours entre de nombreux documents. Les formes, répétées, tendent à donner au texte typographié une sensation proche du manuscrit, tout en étant suffisamment représentatives pour permettre de reproduire n’importe quel texte cursif.

Le second enjeu spécifique à ce projet était de rendre compte de la cursivité sans avoir recours à la ligature systématique : L'idée est de considérer que les lettres comportaient un plein et un délié provenant uniquement de la pression de l’outil. La vibration qui en résulte est plus subtile, et basée sur notre analyse du geste, du ductus de chaque signe.


Ce caractère propose une alternative au choix typographique de l’onciale, intimement liée à la religion, pour la reproduction d'écrits de la vie de tous les jours. Chercheurs et éditeurs sont ainsi libres d’affiner s’ils le souhaitent le rapport entre la situation sociale du texte et sa représentation.

Cet outil, relativement expérimental dans le domaine de l'édition scientifique, a su convaincre éditeurs et chercheurs, en les sensibilisant d'avantage aux problématiques de reproduction des textes anciens et en ouvrant sans aucun doute de nouvelles perspectives.